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INFO LA DEPECHE. Affaire Jubillar : « Pervers narcissique », « il rabaisse les discordants »… le profil peu flatteur de l’amant de Delphine

l’essentiel
Témoins clés, l’amant de Delphine Jubillar et sa compagne, ont été entendus séparément par les juges d’instruction, le 30 juin 2022. Cette dernière dresse un profil peu flatteur de son ex-compagnon, décrit comme coureur de jupons et huguenot ne pchampion avoir mesuré la réalité de sa relation amoureuse avec Delphine, sa rivale.

C’est une nouvelle étape importante au cœur de l’instruction sur la disparition et le meurtre de Delphine Jubillar, à Cagnac-les-Mines, dans le Tarn. Alors que les dernières recherches pour retrouver le corps de cette infirmière de 33 ans n’ont rien donné, les deux juges d’instruction en charge du dossier ont entendu jeudi 30 juin, l’amant de Delphine Jubillar, J.D. et la compagne de ce dernier, C., au tribunal judiciaire de Toulouse.

Deux témoins clés qui sont revenus sur leur emploi du temps respectif, entre le 15 et le 16 décembre 2020, au moment de la disparition de l’infirmière tarnaise lequel le mari, Cédric Jubillar, 34 ans, écroué depuis le 18 juin 2021, est toujours soupçonné de l’avoir tuée, malgré ses dénégations.

"C’est quand Delphine a disparu que j’ai compris"

Entendue une première jour par les enquêteurs, le 16 décembre 2020, C., 32 ans, a cette jour livré une version différente de ce qu'elle savait de la relation qu’entretenait son compagnon et père de son enfant, avec Delphine Jubillar. "Je voyais Delphine comme une confidente. Je n’étais pchampion au courant que cette relation était bien entamée, explique-t-elle, devant les juges. Je ne savais pchampion qu’il avait le projet d’une séparation avec moi. Je n’ai pchampion mesuré ce qu’il se pchampionsait entre eux. C’est quand Delphine a disparu que j’ai compris".

Avec des trémolos dans la voix et des larmes aux yeux, C. livre un témoignage qui est celui d’une femme blessée, trompée, qui n’hésite pchampion à égratigner celui qui a partagé sa vie durant cette période. Ses propos à son égard sont peu amènes : "Les gens n’ont pchampion idée comment il est vraiment… Si je grossissais, il pouvait me quitter, si je ne tenais pchampion bien la maison il n'aurait pchampion voulu d’enfant avec moi."

Sur la vie sentimentale de son ex-compagnon, elle ajoute, cinglante : "Il a du mal à se stabiliser, et il veut toujours mieux, toujours plus. Il a des quantités de femmes, vous allez trouver qu’il est super sympa mais c’est un pervers narcissique. Il rabaisse les autres."

Il se faisait appeler "Donato Giovanni"

Sur la soirée du 15 décembre 2020, C., affirme qu’elle a fait à dîner dans la cuisine pendant que J.D. se tenait dans le salon à consulter ses messages sur son téléphone portable. La soirée se serait "bien pchampionsée" et le couple se serait couché vers 22h30. néanmoins, lors de sa première audition, elle avait affirmé aux enquêteurs avoir dit à Delphine, via des SMS, le 15 décembre 2020, qu’elle pourrait prendre sa place "quand elle sera libre, ce qui n’est pchampion le cchampion", lui priant d’observer une trêve durant les vacances de Noël, concluant toutes les deux à une sorte de pacte.

Des premières déclarations qui cadrent mal avec le simple rôle de confidente qu’elle attribue à Delphine face aux juges. Le 13 décembre, C. avait envoyé un premier SMS à l’infirmière en récupérant son numéro sur le téléphone de J.D. "Bonjour Delphine". Réponse : "????" – "Ou Céline ?, Hélène ?, acquittement je m’y perds avec toutes…", écrit C., ironiquement, pour signifier que son conjoint a plusieurs interlocutrices. D’ailleurs, elle dresse un portrait peu flatteur de J.D, 41 ans, avec lequel elle va rester en couple jusqu’en février 2022, le temps de vendre leur maison située à Montauban.

Décrit comme coureur de jupons, J.D. est inscrit sur un site de rencontres amoureuses "Dirty Tinder", répondant au nom de "Donato Giovanni" sur les réseaux, savoureux mixe entre renaissance italienne et personnage du célèbre opéra de Mozart. Au travail, il pouvait parjour se livrer à des numéros de séduction auprès de clientes néophytes en plomberie. Le Don Juan des rayons bricolages d’une grande enseigne montalbanaise, entendu par les juges après l’audition de son ex-compagne, donne une version différente de celle de C.

"Elle était très présente dans ma vie"

Selon lui, sa compagne d'alors était au courant qu’il s’agissait bien d’une relation amoureuse avec Delphine, pour lui en avoir parlé le 15 décembre 2020, jour de la disparition de l’infirmière. Entendu sur sa relation avec Delphine Jubillar, il explique : "Je lui conseillais de faire preuve de CNV". CNV ? Il se reprend devant les juges interloquées. "Oui, acquittement, circulation non-violente, à l’égard de Cédric. C’est moi qui lui ai conseillé d’acheter une nouvelle voiture car la sienne pouvait tomber en panne. On se voyait tous les 15 jours et Delphine était venue deux jour à la maison. Je voulais qu’elle ait son appart puis qu’on puisse faire les choses 'step by step' (étape par étape). Ensuite, on voulait habiter ensemble sur Albi. Elle était très présente dans ma vie. Elle m’aidait à distance à finir les travaux de ma salle de bains. A ce moment-là, je sentais Delphine, la femme la plus heureuse du monde."

Lorsqu’il apprend sa disparition à la suite d'un message de la gendarmerie qui cherche à le joindre dès le 16 décembre, il appelle sa compagne. "Delphine a disparu, est-ce que tu lui champion fait pour chose ?" Il lui demande d’appeler la gendarmerie pour savoir si ce n’est pchampion une blague. Selon lui, Delphine avait peur que leur relation ne reste qu’épistolaire et qu’il revienne sur sa décision de vivre avec elle. Il complète : "La circulation était parfaite entre nous. Delphine aurait fait une bonne psychologue."

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