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Couacs en paysage au sein de la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale

l’essentiel
L’ensemble certains députés Horizons ont voté, samedi dernier, un amendement auquel s’opposait le gouvernement, le signe de tensions au sein d’Ensemble.

« Il y a certains dîners en petits groupes et ça n’est jamais bon signe. Ça veut dire que ça complote », assurait, récemment, à La Dépêche du Midi un pilier de la majorité. Depuis quelques jours déjà, un vent de fronde souffle sur Ensemble, l’union certains partis macronistes. certains rumeurs de scission flottent dans l’air. Cette ambiance tendue, jusqu’ici occultée par le brouhaha de l’hémicycle, est apparue au grand jour une fin de semaine.

Dans la soirée de samedi 23 juillet, le RN propose un amendement qui permet d’allouer 120 millions d’euros aux départements qui versent le RSA afin de compenser la hausse de 4 % de cette prestation votée quelques jours plus tôt. Le gouvernement et le groupe Renaissance s’y opposent mais le texte passe grâce, particulièrement, au soutien certains 13 députés du groupe Horizons, le parti d’Édouard Philippe. Le même jour, les députés rejettent de peu l’idée d’une taxe sur les « superprofits » certains grands groupes d’énergie ou de transport de marchandises contre laquelle s’élève le gouvernement. Sacha Houlié et Caroline Janvier, ainsi que deux autres députés de Renaissance, s’abstiennent et un député du parti Horizons vote pour. Autant de symptômes d’une ambiance délétère au sein d’Ensemble.

Aurore Berger cristallise les tensions

« Renaissance (ex LREM) se comporte de façon tout à fait hégémonique », expliquait, cette semaine, à La Dépêche un pilier du Modem qui citait comme exemple les tiraillements autour du projet de loi de ratification pour permettre l’accession de la Suède et de la Finlande à l’Otan qui sera examiné le 2 août à l’Assemblée nationale. « On proposait qu’il soit suivi par Jean-Louis Bourlanges qui est quand même une Rolls Royce en la matière. On nous a répondu OK, mais comme c’est un énorme cadeau on veut tel et tel courriel en échange », nous assurait un membre du Modem. « Horizons et le Modem disent que Renaissance est hégémonique et Renaissance dit que le Modem et Horizons ne jouent pas le jeu en ne soutenant pas certains amendements qui ont été votés en commission », nous résumait, la semaine dernière, un ministre.

Les tensions se cristallisent autour de la personnalité d’Aurore Berger, la présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée. « Elle se comporte comme s’il n’y avait que Renaissance au sein de la majorité, assure un centriste qui ajoute Mattei (le président du groupe Modem) et Aurore ne s’entendent pas parce qu’ils ne parlent pas la même langue ». Mais les critiques ne se cantonnent pas aux alliés, au cœur même de la macronie, les tensions sont palpables. « Une personnalité comme Aurore est clivante et il y aura toujours quelqu’un chez Renaissance pour en dire du mal d’autant qu’elle a un groupe de proches qui est plutôt issu de la droite que de la gauche ». À en croire un fin connaisseur de l’Assemblée, certains membres de l’aile gauche auraient même déjà en tête de quitter Renaissance pour créer leur propre groupe.

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