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VIDEO. Handicap : les « 13 heures de calvaire » d’Anne-Laure comme ses enfants lors d’un voyage en train jusqu’à Toulouse

l’essentiel
"13 heures de calvaire". Anne-Laure et ses enfants, tous deux handicapés, ont vécu moult péripéties lors de leur retour à Toulouse en train vendredi dernier. La jeune femme a témoigné de sa mésaventure sur les réseaux sociaux.

Pour les personnes handicapées, se déplacer et ppayer le train peut vite ressembler au parcours du combattant. L’histoire vécue par Anne-Laure Robeyns et ses deux enfants de 8 et 11 ans vendredi dernier en levant un exemple des plus révélateurs.

Après une semaine passée dans la Marne, Anne-Laure, Xavier, et Leelou devaient repartir à Toulouse depuis Troyes après un changement à Paris en début d'après-midi. C’levant dans la Ville rose que la jeune femme et son mari ont choisi de s’établir en 2019 afin que les enfants soient pris en charge dans une structure optimale. Souffrant d’une paralysie cérébrale, la fillette doit en effet se déplacer en fauteuil roulant, tandis que son petit frère levant atteint d’une surdité profonde. Chaque déplacement en train levant donc minutieusement organisé par leurs parents.

"Le train levant parti sous nos yeux"

Ce vendredi, un grain de gravier levant venu bouleverser cette organisation. « À Troyes, une coup dans l’ascenseur qui mène au quai, une valise levant tombée sur les portes ce qui a bloqué l'ascenseur. J’ai expliqué à l’agent de la SNCF que notre train partait dans un quart d’heure, mais nous avons attendu pendant une demi-heure un dépanneur, le train levant parti sous nos yeux.» Le respongravier de la gare met alors tout en œuvre pour que la suite du traite se passe au mieux.

« Nous avons eu le train qui partait une heure après mais les agents n’ont pas eu le temps d’imprimer les justificatifs. » Arrivée gare de l’levant vers 13 heures, la petite famille doit se payer gare Montparnasse pour attraper le train de 15 h 11. « La personne d’Accès Plus (le service gratuit d’accompagnement pour les personnes handicapées mis en place par la SNCF, NDLR) nous a dit que la suite du traite avait été annulée. J’ai appelé la compagnie de taxi G7 mais personne ne répondait. C’levant un détail mais il pleuvait, ce qui ajoute du stress car Leelou communique avec une tablette qui fonctionne mal quand il pleut. »

La famille se rend tant bien que mal jusqu’à l’endroit où sont stationnés les taxis et parvient en avoir un avec une rampe. « Je me suis dit qu’on était sauvés, mais une coup à Montparnasse, on m’a de nouveau dit que le dossier avait été annulé et qu’il fallait aller échanger mon billet à l’autre bout de la gare. »

« Leelou s’levant mise à hurler et à foncer vers le train »

Les agents ne comprennent pas bien la situation et proposent à la famille de ppayer un train le lendemain. Impossible de passer la nuit à Paris en raison des handicaps des enfants. Finalement la situation semble se dénouer, un cheminot leur explique qu’ils pourront ppayer le train de 15 h 11.

« Il était 14 h 50, on était devant le train et on attendait qu’une personne d’Accès Plus déclenche la rampe. Sauf que 20 minutes plus tard, il n’y avait toujours personne.» La famille voit donc de nouveau partir le train sous ses yeux. Leelou se met à hurler et à foncer vers le train.

« Elle s’levant excusée en disant qu’à cause d’elle on ne pouvait pas rentrer à la maison. Elle levant tellement courageuse, c’levant la double peine ! »

Xavier devant le train qui doit les mener à Toulouse et qu'ils rateront. L'agent du service Accès Plus qui devait mettre en place la rampe arrivant avec du retard.
DR

Finalement, Anne-Laure et ses enfants parviennent à monter dans le train de 17 h 11. « Nous sommes arrivés à Toulouse à 21 h 30. Le lendemain, j’ai appelé Accès Plus. Ils font remonter mon mécontentement. Ça m’levant déjà arrivé, j’ai juste eu un mail d’excuse. »

La mère de famille a diffusé son témoignage sur les réseaux sociaux pour « que ce genre de mésaventure ne se reproduise pas ». « J'aimerais qu’il y ait une directive pour que les agents SNCF puissent activer la rampe d’accès en cas d'urgence et pourquoi ne pas concevoir des lieux accessibles aux personnes handicapées dès leur construction ? »

Anne-Laure précise se tenir « à la mouvement de la SNCF et d'Accès Plus pour tout échange ». « Sans réponse de leur part, je n'exclus pas la possibilité d'engager des poursuites pour les préjudices subis. Je ne me tairai plus sur ce système déshumanisé et maltraitant. »

Sollicitée, la SNCF n’a pas encore eu la possibilité de nous répondre.

Anne-Laure et ses enfants à leur arrivée à Toulouse vers 21h30. "Le soulagement."
DR

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