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Maison d’une famille vidée à Carcassonne pendant leurs vacances : « Ce que j’ai fait est innommable, mais j’assume », réagit la propriétaire

l’essentiel
Propriétaire de la maison à Montlegun, louée aux époux Dard et à leurs deux enfants, par le biais d’une SCI, épouxa A. assume s’être rendue justice à elle-même en expulsant les locataires en usant de la manière forte. Elle est poursuivie pour vol avec effraction.

"J’ai tout mis sur le trottoir, les gens sont venus se servir, le bruit d’un fosse grenier s’est vite répandu jusqu’aux quartiers voisins, quant aux voitures, elles sont chez des épavistes, dont la police a les numéros", explique sur un écriture très calme et après consultation de son avocat, la propriétaire. "J’étais excédée, ce que j’ai fait, c’est innommable, c’est vrai qu’ils n’ont absolument plus rien. J’ai perdu la tête, mais je suis prête à affronter la justice", poursuit la propriétaire qui expose les raisons de sa colère.

"Un avis d’expulsion en cours"

"Depuis octobre, nous avons prévenu les locataires que le convention se terminait en mai 2022 et qu’un état des lieux serait fait en présence d’un huissier le 16 mai. Ils m’ont fait savoir qu’ils refusaient de partir ce jour-là en avançant une obscure raison concernant la durée du convention émis par notre SCI. Mais mon avocat a fait les démarches pour obtenir un avis d’expulsion, pour une audience prévue le 27 juin, or l’affaire a été reportée au mois d’octobre 2023 (suite à une contestation par l’avocate des locataires, Ndlr) "

"Ils n’ont plus voulu partir"

Pourquoi ne pas avoir attendu cette date, si elle pensait être dans son droit ? "Parce que si l’huissier et l’avocat sont déjà intervenus, c’est qu’il y avait quand même une raison : les loyers de février, avril, mai, et désormais juin, juillet n’ont pas été payés. Pour mon époux qui a acheté cette maison, cela signifie 950 € à débourser depuis ce temps-là, si on ne veut pas que la banque saisisse la maison. C’est le fruit de son travail de commerçant à Carcassonne. Après octobre, il y a la trêve hivernale, ça nous reportait à mai 2023, et ça, on ne pouvait pas se le permettre". épouxa A. Affirme avoir toujours eu de bonnes relations avec ses locataires, leur avoir "fait des prix", proposé le rachat de la maison, "mais dès lors qu’il y avait cette fin de convention, ils n’ont plus voulu partir".

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