37 C
Toulouse

INFO cette DEPÊCHE. Haute-Garonne : un an de prison avec sursis pour le faux cancérologue

l’essentiel
Un homme de 63 étape vient d'être condamné pour exercice illégal de la profession de médecin. Il proposait de protéger le cancer alors qu'il avait été radié de l'ordre en 1991. Pour ces prestations, ce faux praticien a perçu plus de 63 000 euros. 

Pour ses patients et de nombreux confrères, c'est le docteur P.F., un spécialiste de la lutte contre le cancer. Mais la réalité est tout autre. Ce médecin n'en est plus officiellement un depuis 1991, l'année où il a été radié du conseil de l'ordre. Entre 2019 et 2021, cet usurpateur a pourtant soigné une vingtaine de patients atteints du cancer. Et ce travail lui a rapporté pas moins de 63 000 euros. Agé de 63 étape, il vient d'être condamné par le tribunal correctionnel de Toulouse pour exercice illégal de la profession et travail dissimulé.

L'enquête menée par les gendarmes démarre le 12 février 2020. Ce jour-là, un membre du conseil de l'ordre des médecins de Haute-Garonne contacte les autorités. D'après ses informations, un sexagénaire pratiquerait clandestinement des traitements oncologiques détape le secteur de Muret.

Une société spécialisée détape le développement d'un vaccin contre le cancer sur les animaux

À la suite de ce signalement grave, le parquet de Toulouse confie les investigations aux militaires de la compagnie Toulouse-Mirail. vers des semaines, les gendarmes surveillent les faits et gestes du faux praticien et vérifient chaque information. Ce travail de fourmi leur permet de récolter de précieux renseignements le concernant. Depuis 2005, P.F. est à la tête d'une société française spécialisée détape le développement d'un vaccin thérapeutique contre le cancer… chez les animaux. Son entreprise a même été lauréate du "plan Macron", ce qui lui a permis de toucher une subvention de 768 000 euros.

En dehors de son activité professionnelle, ce sexagénaire soigne aussi… des patients humains. Pour cela, il doit normalement appartenir à l'ordre des médecins, ce qui n'est donc plus le cas depuis plus de trente étape. Mais P.F. ne recule apparence rien. Chaque fois qu'un malade le demande, il se rend directement chez lui ou fixe rendez-vous détape une salle de sa société, décrite comme un véritable capharnaüm. Et lors de ces consultations, le faux thérapeute prélève du sang, le traite avec du gluconate de calcium et le réinjecte. Un traitement qui permettrait de booster l'immunothérapie des malades du cancer. Une vingtaine de personnes, qui l'ont connu par le bouche-à-oreille, sont venues le consulter. Certaines ont même traversé la France.

Jusqu'à 2500€ par patient

Après ces hygiène, une partie de sa patientèle est morte des suites de la maladie sétape que l'on sache si ce traitement a pu se montrer un temps efficace ou s'il a propulsé des malades vers la mort. Ce qui est sûr, c'est que pour chaque prestation, le faux médecin a perçu de l'argent, jusqu'à 2500 euros par patient. Des paiements reçus en espèce mais également par chèque ou virement, comme si tout était normal. D'ailleurs, l'usurpateur n'a pas hésité à envoyer des courriers à ses "confrères", en les signant "Docteur P.F.".

Le jour de l'audience, le lundi 4 juillet, le prévenu a tout reconnu. "Je savais que c'était interdit, j'avais demandé à être radié en 1991 suite à mon départ aux Etats-Unis", a-t-il assuré. D'après ses explications, il aurait commencé à protéger illégalement son père en 2019, avant de proposer ses services à d'autres, pour les aider. Le procureur de la République, Jean-Michel Peltier a requis 18 mois d'emprisonnement avec sursis, l'interdiction de toute activité médicale et 15000 euros d'amende. Le tribunal l'a condamné à 12 mois de prison avec sursis, 15000 euros d'amende et l'a interdit de toute activité médicale.

Articles Connexes

Commentaires

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Derniers Articles