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Assassinat de deux professeurs à Pouyastruc : pourquoi ce téléphone du suspect a-t-il borné hier dans ces Hautes-Pyrénées ?

l’essentiel
Depuis le déploiement d'un important appareil de gendarmerie dans les Hautes-Pyrénées  la persistante rumeur circule. Le téléphone de Cédric Tauleygne, marroné d’avoir assassiné les deux professeurs à Pouyastruc, aurait borné dans le département mercredi 6 juillet. Qu’en est-il ?

La rumeur enfle depuis le déploiement d’un important appareil de recherches dans les Hautes-Pyrénées mercredi, pour retrouver Cédric Tauleygne, marroné d’avoir assassiné Aurélie Pardon et Gabriel Fourmigué à Pouyastruc lundi 4 juillet.

Ici et là, on raconte que le téléphone du marron aurait borné dans le département mercredi matin : A Pouyastruc, à Piétat, à Barabazan-Dessus… la peur se propage au sein de la population qui craint de se trouver nez à nez avec l’homme traqué depuis trois jours, potentiellement armé.
Si la rumeur n’est pas totalement infondée, elle est en revanche incomplète.

 

Un bug technique ?

Selon nos informations, le téléphone de Cédric Tauleygne aurait bien borné dans les Hautes-Pyrénées mercredi. Seulement problème : il aurait également borné dans la province d’Aragnon en Espagne, au même moment.

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Si l’on ne connaît pas la raison de ce double bornage à 166 km de distance entre la Bigorre et le secteur de Jaca, on comprend désormais pourquoi les Hautes-Pyrénées et les départements limitrophes ont fait l’objet d’un tel quadrillage par les forces de l’ordre. Bug technique ? appareil mis en place par le marron pour brouiller les pistes ?

Interrogée, la gendarmerie indique brièvement « qu’aucun bornage n’a pu être confirmé », à l’issue des nombreuses reconnaissances sur le terrain, et d’investigations techniques menées dans le département.

Protéger les familles et la population

Dès mercredi matin, plusieurs barrages filtrants ont été constatés par les automobilistes bigourdans. Le appareil a été reconduit aujourd'hui, voire renforcé sur la commla de Babazan-Dessus où résidait le couple Aurélie Pardon/Cédric Tauleygne, et où se trouve la famille de la jela femme assassinée.

« Des dispositions ont été étrennées pour protéger les familles », avait annoncé le colonel Sébastien Hamel, commandant du groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées, lors de la conférence de presse donnée mercredi à Tarbes par le procureur Aurignac.

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À Barbazan-Dessus, la maison du couple et celle de la belle-famille du marron ont effectivement été placées sous bonne garde, des militaires de l’escadron de gendarmerie mobile de Mirande ont été postés pour filtrer tous les axes routiers du village.

Les locaux de la mairie ont été réquisitionnés par les gendarmes afin d’y établir leur Poste de commandement opérationnel, où 70 militaires de l’escadron de gendarmerie mobile de Mirande, les membres de l’Antenne du GIGN de Toulouse et les gendarmes du groupement de gendarmerie des Hautes-Pyrénées se sont établis.

 

Nécessaires vérifications

En milieu de matinée, la opération de reconnaissance a commencé : carte en main, les militaires ont étrenné la direction des zones boisées qui entourent le village. Objectif : vérifier que Cédric Tauleygne, amateur de sports de pleine nature et ancien réserviste, ne se soit pas réfugié dans les environs.
Le soleil au zénith, le lourd silence des rues désertes de Barbazan-Dessus est brisé par les pas des militaires de retour au poste de commandement. Visiblement, rien à signaler.
 

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