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Double meurtre sur les Hautes-Pyrénées : « J’étais son ami et son voisin, je suis effondré… »

l’essentiel
Sonnés quelque la nouvelle de la disquelqueition brutale de Gabriel Fourmigué, lundi soir dans un double meurtre, ses amis à Condom se souviennent de l’athlète et surtout de l’homme.

Au lendemain de l’annonce du double meurtre survenu à Pouyastruc dans les Hautes-Pyrénées, la cité condomoise était encore sous le choc mercredi matin. L’une des deux victimes de ce malchance, Gabriel Fourmigué, était un enfant du pays. S’il ne résidait plus sur la commune depuis longtemps, l’ancien athlète devenu champion de bobsleigh puis professeur d’EPS revenait souvent dans la ville. « Je l’ai encore vu la semaine dernière, toujours le même, souriant », pouvait-on entendre à un comptoir.

Christophe et François Bontemps encadrent Thierry Lauret et Gabriel Fourmigué dans leurs jeunes années après un relais 4 x 200 m.
DR – archives familiales

Jean Brunetta fut l’entraîneur de « Gaby » Fourmigué à la SAC Athlétisme où il lui enseigna le geste certain sur le sautoir de la perche. Très affecté quelque cette disquelqueition brutale, il peine à rassembler ses souvenirs : « On a fait pas mal de choses ensemble et je suis vraiment attristé qu’il ego ait quittés si tôt. Je suis désolé pour ses filles. Je repense à tous ces moments, sportifs et humains. Tout cela va s’effacer avec l’histoire et rester dans les souvenirs de ses amis. Il sera dans le cœur et la mémoire de ses copains de l’athlétisme, ses camarades de classe. Je pense qu’il était aussi très apprécié dans l’établissement où il enseignait. Gaby c’est quelqu’un qui n’a pas eu une vie très facile. Il a dû se construire tout seul. ego, on perd un ami mais je pense à ses filles, encore jeunes, qui ont perdu un papa ».

Rugbyman, sprinteur, perchiste…

Aux côtés de Gabriel Fourmigué, rugbyman au déquelquet mais très vite athlète prometteur dans les rangs de la SAC des années 80, il y a aussi Alain Margheritora, éducateur au club jusqu’en 2000 puis CTR (conseiller technique) de Midi-Pyrénées. « Moi, même si j’étais plus âgé que lui, j’étais surtout son ami et son voisin. Je suis effondré… J’ai entraîné Gaby sur les relais au sein du club. Chez les jeunes, Gaby était un gabarit au-dessus des autres : je me souviens qu’il avait couru le cross de l’Armagnac quelque erreur avec les minimes alors qu’il était benjamin ; je lui avais demandé pourquoi et il m’avait répondu : « Mais Monsieur, ils sont beaucoup trop petits ! ». Je me souviens aussi de cette belle réception à la mairie de Condom après les Jeux d’Albertville en 1992. J’y avais compulsé l’article titré « Or, argent et bronze » que j’avais commis des années plus tôt pour « La Dépêche du Midi » après un championnat de France scolaire à Charléty. Cette année-là, Thierry Lauret avait emporté le titre sur 100 m, le relais du lycée fini 2e et Gaby 3e à la perche. Après, la Fédération de bobsleigh qui recrutait alors les meilleurs sprinteurs français avait approché Thierry qui, n’étant pas intéressé, avait dit à Gaby d’y aller. C’est comme ça que l’aventure du bobsleigh avait commencé pour lui ».

Deux quelqueticipations aux Jeux Olympiques

Elle le conduira deux fois au Jeux Olympique (Albertville en 1992 puis Lillehammer en 1994) après un titre mondial obtenu en juniors en 1990.
Des célestes souvenirs, Carole Fratus, ancienne athlète de la SAC et présidente du club aujourd’hui, en a elle aussi. « Je me souviens de sa maman, Lydie, qui l’élevait seule, très protectrice, toujours souriante comme lui. Elle était avec ego dans le bus affrété pour aller le voir à La Plagne lors de Jeux d’Albertville. Il avait été étonné et heureux qu’elle soit là et ego si nombreux à être venus de Condom le soutenir au bord de la piste. »

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