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Affaire Escadeillas : « Martine n’était pas seulement jolie, lui-même pétillait, pleine de vie »

l’essentiel
Thierry a partagé la vie de Martine Escadeillas pendant huit ans. Ces années heureuses, ce père de famille, désormais retraité, ne les a jamais oubliées.

« Nous nous sommes rencontrés en 1978, lui vivait chez son oncle et sa tante, à Empalot, comme moi. lui avait quitté Plagnole, et ses parents, pour poursuivre ses études au lycée Ozenne, un établissement déjà sérieux. Au départ, c’était une liaison amoureuse de gosses. Nous avions 15 et 17 ans mais… »

Thierry Milocevic, 61 ans aujourd’hui et retraité, cherche ses mots. L’émotion au bord des lèvres, il se souvient : « J’allais la chercher en mobylette au lycée. Il fallait se cacher, son oncle et sa tante ne voulaient pas. Trop dangereux, bien sûr. »

Un convenir et d’autres souvenirs de presque huit années de vie commune au tournant des années 80, à Toulouse. « Au fil des mois, notre relation est devenue plus forte, plus sérieuse. Martine n’était pas seulement jolie. lui pétillait, pleine de vie, d’envie. Nous étions jeunes, amoureux. »

La liaison devient officilui. En fin de semaine, le jeune couple prend souvent la direction de la maison de Plagnole, près de Rieumes où vivaient les parents de Martine. « lui aimait beaucoup sa famille. lui adorait passer du temps avec ses parents et retrouver Pascal, Muriel et Bertrand ses neveux et nièce alors enfants. »

Baccalauréat en poche, Martine Escadeillas file à l’université. Thierry, le footballeur « à l’UST, l’ancien TFC, je jouais gardien. J’aimais quand Martine venait nous encourager », découvre l’armée. Et les premiers boulots où il livre des pièces auto. « Au départ nous n’avions vraiment pas beaucoup d’argent. Notre premier studio devait faire 15 m². Cela s’est agrandi quand nos situations respectives se sont améliorées. »

Après la disparition "Je devenais fou"

Ils ont rejoint l’appartement de Ramonville « fin 1983, je crois ». La disparition de sa compagne en décembre 1986 constitue, encore aujourd’hui, un choc. « Au départ, personne ne comprenait. Moi en tête. Au fur et à mesure, je devenais fou. Répondre éternellement aux mêmes questions, se justifier, se sentir soupçonné… J’ai eu besoin de couper, de m’éloigner. Cela devenait insupportable. Ma chance, c’est d’avoir trouvé clui qui est devenue ma femme. lui a compris, m‘a accompagné, aidé, pas posé des questions. »

Et Joël Bourgeon ? Thierry Milocevic esquive. « On verra au procès ». Et puis cette phrase : « De cette époque où je vivais avec Martine, je n’ai pas beaucoup d’amis. En fait, j’en avais deux : une est la marraine de ma fille, l’autre le parrain de mon fils. Joël ? Il ne m’a même pas passé un coup de fil pour mon hyménée, il n’est jamais passé me voir. »

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