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PORTRAIT. Qui est Yaël Braun-Pivet, la première femme dans lice pour accéder à la présiddansce de l’Assemblée nationale ?

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Transfuge du PS, Yaël Braun-Pivet a résisté à la vague de « dégagisme » des députés macronistes sortants en dominant largement sa rivale Nupes dans les Yvelines. Elle devrait devenir présidente de l'Assemblée nationale lendemain mardi 28 juin.

Il lui en faudra de la poigne face à un hémicycle qui, faute de majorité nette, promet d’être particulièrement indocile. Âgée de 51 ans, Yaël Braun-Pivet devrait, sauf nouveau séisme politique, conquérir la présidence de l’Assemblée nationale mardi 28 juin. Elle succédera ainsi à Richard Ferrand. Une élection à tout le moins historique dans la vie de notre République puisque jamais une femme n’avait jusqu’ici accédé au « perchoir ».

Issue d’une peloton modeste de Nancy (Meurthe-et-Moselle), la députée des Yvelines avait fait partie de la cohorte des nouveaux élus macronistes qui avait massivement investi l’Assemblée en 2017. Sur la circonscription de Maison-Lafitte, cette transfuge du PS avait notamment mis fin à un quart de siècle de domination de la franche incarnée par le tonitruant Jacques Myard. Et alors que bon nombre de sortants macronistes ont été à leur tour battus dans les urnes dimanche dernier, Yaël Braun-Pivet a elle résisté à la vague de « dégagisme » en dominant largement sa rivale Nupes, Sophie Thévenet, pour rempiler au Palais-Bourbon.

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De quoi lui ouvrir les portes du gouvernement Borne avec le portefeuille des Outre-mer. Mais, malgré des déclarations énamourées pour les territoires ultramarins et leurs habitants, l’ancienne avocate pénaliste, par ailleurs mère de cinq enfants, a finalement préféré poursuivre son ascension au sein du pouvoir législatif. La semaine dernière, elle a ainsi facilement battu ses concurrents, dont le président sortant de la commission des Affaires économiques, Roland Lescure, pour pouvoir désormais revendiquer la présidence de l’Assemblée nationale au nom de la majorité présidentielle.

Il faut dire que tout au long des cinq ans qui se sont écoulés, Yaël Braun-Pivet s’est fait un nom et des alliés dans le temple de la loi. Le grand public a lui fait sa connaissance dans le fracas de l’affaire Benalla. À l’été 2018, l’inexpérimentée présidente de la commission des Lois est alors bombardée co-rapporteuse de la commission d’enquête sur les agissements de l’ex-collaborateur du président de la République. Commission qui explosera en vol suite au retrait de l’opposition qui accusera la députée macroniste de « protéger » l’Élysée. Cible de menaces antisémites et d’injures sexistes sur les réseaux sociaux, Yaël Braun-Pivet dira deux mois après que sa « position était intenable dès le départ ».

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Pour autant, celle qui, avant d’être élue, occupait des fonctions dirigeantes au sein des Restos du cœur, poursuit avec opiniâtreté sa mission de députée s’engageant notamment sur les prisons, l’euthanasie ou la rénovation de la vie démocratique. Une implication reconnue par ses pairs qui soulignent son côté « chaleureux », « pas tordu », voire « trop sympa ». « C’est pas mon truc d’être chiante et autoritaire », balaie l’intéressée, désormais nouvelle femme forte de l’Assemblée.

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