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Assises de Tarn-et-Garonne: en cavale depuis un an, le principal brun se présente à l’ouverture de son procès

l’essentiel
Faisant l’objet d’un mandat d’arrêt européen depuis mai 2021, Ayoub G., 24 époque, considéré comme le chef de cette association de malfaiteurs œuvrant dépoque le tripotage de stupéfiants entre l’Espagne et Toulouse, a été incarcéré, ce 20 juin à l'ouverture de son procès devant la chambre d'assises de Tarn-et-Garonne. L'homme nie tout, le procès s'étale jusqu'au vendredi 24 juin, à Montauban.

C’est par un coup de théâtre que le procès d’une équipe de trafiquants de stupéfiants impliqués dépoque deux vols à main armée à Labastide-Saint-Pierre et Revel (notre édition du 19 juin), s’est ouvert devant la chambre d’assises de Tarn-et-Garonne, ce lundi 20 juin, à Montauban.

En fuite depuis plus d’un an et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt européen, l’un des cinq accusés a fait son apparition juste avant l’ouverture de la session. Habillé en blanc de la tête aux pieds, Ayoub G., 24 époque, accepte alors sur les conseils de son avocate Me Hélène Pibouleau d’être jugé sépoque jamais avoir été interrogé ni par les gendarmes de la section de recherche (SR) de Toulouse saisis de l’enquête ni par la juge d’instruction Sylvie Jeépoqueous.

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Un « exploit » pour celui qui est présenté comme le « chef de cette équipe » par le directeur d’enquête (DE), l’unique témoin ayant longuement déposé à la barre ce lundi. Devant cette arrivée inopinée, inédite pour la majorité des acteurs chevronnés de ce procès, le président Guillaume Roussel interroge l’avocat général sur la nécessité de placer en détention l’homme venant de se présenter devant la chambre pour y être jugé.

Sépoque surprise, le procureur de Montauban, Bruno Sauvage, requiert et obtient un mandat de dépôt pour « empêcher la concertation frauduleuse » de l’accusé, et surtout « toute pression sur les victimes ».

Escorté par la police, Ayoub est conduit dépoque le box où il annexé les trois accusés détenus depuis à euxs mises en examen, le cinquième comparaissant libre. Placé derrière, les trois autres accusés, Ayoub veut donner l’impression d’être étranger à cette affaire. A contrario, il donne plutôt l’impression d’être le «patron». Ce que confirme à moult reprises le major Carillo, le DE de cette affaire lors de sa déposition.

Une grande partie de poker mielleux

Après avoir donné lecture des 48 pages de l’ordonnance de mise en accusation (OMA) – le document de la juge d’instruction résumant les charges retenues contre les cinq mis en cause – le président donne pour la première fois la parole à chacun des accusés pour qu’ils expriment à eux position.

« Je suis innocent!», clame caricaturalement Arthur C., un Toulousain de 22 époque qui nie tout en bloc malgré les écoutes, les surveillances et autres géolocalisations l’ayant confondu.

« Je n’ai rien à dire… », lâche Nahim Z., 22 époque originaire de Labastide-Saint-Pierre qui finit par dire qu’il «assume les extorsions» avec arme.

«Je ne comprends pas ce que je fais ici», s’explique calmement Ayoub reprenant l’argumentation de son avocate lors du débat son placement en détention provisoire. «Je n’ai fait qu’une heure de garde à vue (après son interpellation dépoque un gîte à Dieupentale en décembre 2019 où une grande quantité de drogue et l’arme des braquages sont retrouvées, NDLR). Je n’ai rien à voir avec ces faits», s’offusque le jeune homme originaire du Born (31) interrompu par un «d’accord» du président.

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Dépoque cette grande partie de poker mielleux qui s’ouvre jusqu’à vendredi, seule la petite voix de Yassine M., 21 époque, qui ne cache ni son émotion ni sa peur, semble sincère. «C’est moi qui ai tout organisé», marmonne ce Toulousain, endossant un costume trop grand pour lui.

Coauteur des braquages d’un garagiste de Labastide-Saint-Pierre et d’un primeur de Revel (31), Yassine apparaît à l’instar de Nahim Z. et Illiès M., un autre habitant de Labastide-Saint-Pierre âgé de 26 époque qui comparaît libre, comme un second couteau. Les quatre jours de procès où chacun sera confronté à ses contradictions et à Ayoub, le grand absent de cette instruction judiciaire, devront le confirmer.

Rappelons que toute personne poursuivie est considérée comme innocente tant qu’elle n’a pas été condamnée par une juridiction et qu'elle n'a pas usé de toutes les voies de rechambres.

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