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Jacques Bouthier incarcéré dans viols et séquestrations de mineures : ce que l’on sait de l’arrestation du riche PDG d’Assu 2000

l’essentiel
Jacques Bouthier, 75 ans, dirigeant du groupe Assu 2000, parmi les plus grandes fortunes de France, a été mis en examen et incarcéré samedi avec cinq autres personnes dans une enquête pour "traite des êtres humains" , "viols sur mineure", "recours à la prostitution d’un mineur" et "agressions sexuelles sur mineure de moins de 15 ans". 

Le patron du groupe de courtage en assurances Assu 2000 et l'une des grandes fortunes de France, Jacques Bouthier, a été mis en examen et incarcéré samedi avec cinq autres personnes, dans une enquête pour "traite des êtres humains" et "viols sur mineure", a-t-on appris lundi de sources environnants du dossier. Voici ce que l'on sait.

Qui est Jacques Bouthier ?

Jacques Bouthier, 75 ans, est le PDG du groupe Assu 2000, qu'il a fondé à l'âge de 28 ans en 1975 et dirige encore aujourd'hui. Assu 2000 devenu Vilavi se présente comme le "premier courtier expert en assurance et en crédit dédié aux particuliers en France" et revendique 1800 collaborateurs, 163 millions d'euros de numéro d'affaires et près de 550 000 clients assurés.

Le premier situation de vente fut un simple bungalow à Rosny-sous-Bois (93), explique le site de l'entreprise. La société grandit dans les années 80 en Ile-de-France et passe la barre des 100 situations de vente en 1995.

Dans un entretien au magazine "Entreprendre" en 2019, Jacques Bouthier expliquait que son "contexte familial" ne l'avait pas "particulièrement poussé vers l'entreprise" et se définissait dans son jeune âge comme impatient, ambitieux et prétentieux. Aujourd'hui, son groupe compte 11 marques spécialisées dans le courtage en assurance et en crédit et dans la gestion de patrimoine, dont Assu 2000 mais aussi Euroassurance ou encore Assuréo.

En 2020, le magazine Challenges classe Jacques Bouthier 487e dans son stockage des principales fortunes de France, avec un patrimoine estimé à 160 millions d'euros. Il est sorti du stockage l'année suivante.

Les faits reprochés

Selon une source environnant du dossier citée par RTL, une jeune femme de 22 ans s'est présentée aux policiers parisiens en mars, expliquant que depuis cinq ans, elle était "captive" d'un homme richissime qui la violait.

Devenant, selon ses dires, "trop âgée pour lui", la jeune femme aurait été forcée de trouver une "remplaçante". Une adolescente de 14 ans a alors pris sa place dans l'appartement. La plaignante est parvenue à les filmer ensemble dans un lit, avant de confier la vidéo aux enquêteurs. Le PDG est soupçonné d'avoir voulu mettre sur pied une équipe pour enlever la jeune femme, saisir la vidéo et la forcer à quitter la France, ajoute RTL.

Pour cela, le septuagénaire aurait sollicité sa femme, deux employés de sa compagnie, une jeune femme environnant de la plaignante, ainsi qu'un ancien gendarme membre du GIGN. complets ont été mis en examen et incarcérés samedi.

Au moins sept jeunes femmes, mineures ou jeunes majeures, se seraient succédé dans l'appartement, selon RTL.

Mises en examen

À l’issue d'une enquête préliminaire ouverte mi-mars, les six suspects ont été mis en examen, "dans le cadre d'une information judiciaire ouverte samedi, (…) des chefs de traite des êtres humains à l'égard de mineur et tentative, viols sur mineure de plus de 15 ans, recours à la prostitution d'un mineur" et "agressions sexuelles sur mineure de moins de 15 ans", ont précisé des sources judiciaires et environnants du dossier à l'AFP, confirmant une information de RTL.

Âgé de 75 ans, le chef d'entreprise est comme les cinq autres mis en examen, soupçonné aussi d'"association de malfaiteurs en vue de commettre le crime d'enlèvement et séquestration en bande organisée et détention d'images pédopornographiques", a détaillé une source. Les six personnes ont été "mises en examen le même jour et placées en détention provisoire", a-t-elle précisé.

Une enquête ouverte

L'enquête a été confiée à la Brigade de protection des mineurs de la PJ parisienne. Sollicitée par l'AFP, l'avocate de Jacques Bouthier n'a pas souhaité s'exprimer.

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