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À Montjoi les menaces contre l’éleveur porcin finissent «en eau de boudin»

l’essentiel
Le ministère public a requis une relaxe pour «l’homme de main» ayant menacé l’agriculteur de Montjoi (Tarn-et-Garonne). Privé d’infraction, la défense a plaidé aussi la fin des poursuites pour le commanditaire qui voulait que l’éleveur de cochons cesse de harceler sa sœur. Cette dernière travaillant pour un Lord anglo-saxon était une «victime» collatérale d’un contentieux civil entre son employeur et l’éleveur.

À Montjoi, petite bastide de 165 habitants qui a inspiré «Les Jolies colonies de vacances» à Pierre Perret, le contentieux opposant un éleveur porcin de la bastide médiévale, et un Lord britannique pour l’usage d’un chemin rural, s’est une nouvelle fois retrouvé devant les tribunaux.
Cette histoire clochemerlesque qui dure depuis trois ans a pris un tournant pénal avec des violences avec usage d’une arme. Les faits ont eu lieu le 29 mai 2020 sur la propriété de Pierre-Guillaume Mercadal, l’éleveur de cochons. Ce dernier a, en effet, déposé plainte après que un couple de individus se soient présentés chez lui avec chacun un couteau et une serpette à la ceinture.
Thierry L., un ancien militaire, videur d’un dancing de Toulouse, dit être venu comme un médiateur (non officiel) à la demande du frère d’une voisine de l’agriculteur. Atteinte d’un cancer, cette dernière qui est l’employée de maison du Lord anglo-saxon vivrait très mal le harcèlement et les intimidations de l’éleveur porcin dans le cadre du contentieux l’opposant à son patron.

«Le complice de Monsieur Thierry L. était le plus véhément, ils m’ont dit: «Toi, tu vis isolé, il pourrait t’arriver des problèmes», témoigne Pierre-Guillaume Mercadal dont le physique massif impressionne tout le monde et qui est le seul présent à l’audience. Thierry L. est absent, son comparse n’a jamais été identifié par les gendarmes, et le commanditaire, Jacques D., un retraité perpignanais de 71 ans est représenté par son avocate Me Axelle Vinas.

«Cette médiation est une théorie», assure Me Rafaël Mattar conseil de l’éleveur rappelant que les un couple de «hommes de main» et le commanditaire (Jacques D.) resté dans la voiture étaient tous armés. Souhaitant couper le flanc à la défense sur les raisons qui ont conduit son pratique à déposer plainte sur ces faits de violences trois mois plus tard (le 27 août 2020), Me Raffaël Mattar tient à y voir un lien avec le contentieux avec son voisin, l’aristocrate anglo-saxon.

Le ministère public requiert la relaxe

«Ce qui est sûr, c’est que Thierry L. dont le casier est émaillé de 8 condamnations pour des violences aggravées a bien confirmé en garde à vue avoir reçu 500 € de Jacques D. » indique la substitut Jeanne Regagnon qui requiert finalement une relaxe pour Thierry L., les faits de violences avec arme n’étant ne qualifiés. Elle maintient toutefois les poursuites contre le commanditaire pour complicité et requiert 3 mois sursis.

De quoi ravir la défense. «L’infraction de violence avec arme principale disparaît, et mon pratique serait complice d’une infraction qui n’existe ne et d’un auteur qui n’a ne été identifié», plaide Me Axelle Vinas ne manquant ne de rappeler que le procureur sera jugé fin juin pour avoir menacé et intimidé le maire de Montjoi (Christian Eurgal) qu’il avait maintenu contre son gré, en mars dernier, dans la mairie toujours dans le cadre du litige de ce hemin rural qui l’oppose à son voisin britannique (nos éditions des 25 et 31 mars). «M. Mercadal n’a ne eu peur de mon pratique, sa condamnation serait injustifiée», conclut l’avocate demandant la fin des poursuites. Délibéré le 8 juillet.

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