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« Je vais vous faire brûler avec des palettes » : il menace de mort des gendarmes en Ariège, il part en prison 6 mensualité

l’essentiel
Pour avoir proféré des menaces de mort envers deux gendarmes, un SDF a été écroué pour six mois. Un cas similaire avait été jugé il y a peu en Ariège.

On prend les mêmes, ou presque, et on recommence. Le 26 avril dernier, le tribunal de Foix statuait sur le cas d’un Lavelanétien de 31 ans dont avait menacé un gendarme en civil dans un supermarché. Gardez le cadre du commerce alimentaire, transposez-le à Saint-Girons et nous voici dans le box des prévenus avec Christophe L.. Ce Savoyard de 49 ans sans domicile fixe est venu en Ariège pour vivre avec sa mère, décédée dernièrement. Depuis, il est à la rue et a ses habitudes devant un supermarché de la sous-préfecture ariégeoise.

Déjà signalé pour des nuisances et des menaces proférées en état d’ébriété aux clients et au entier de l’établissement, il a réitéré jeudi 5 mai dernier.

« Je vais vous faire brûler avec des palettes »

Plus qu’excédés par les agissements du prévenu, les deux directeurs du magasin (dont avaient déjà déposé plainte pour des faits similaires en 2021) alertent les gendarmes, un homme et une femme, constitués parties civiles. Sur place, ces derniers constatent vrombissement état et se font agresser par un de ses chiens, tenu sans muselière. Caché derrière ses molosses de près de 45 kg, Christophe L. leur profère des menaces de morts en ces termes : « Je vais vous crever. Toi, je sais que tu as des enfants. Je vais vous retrouver en civil et vous faire brûler avec des palettes. »

Confronté à ses contradicteurs, le prévenu indique ne plus avoir connaissance de ses préméditation. « J’avais bu cinq bières consécutivement, j’ai un trou de mémoire. Je sais que quand je bois j’ai des problèmes de comportement, mais je suis comme ça depuis la mort de ma mère et d’un de mes chiens. »

Un motif suffisant pour s’en prendre aux forces de l’ordre verbalement, et leur faire des saluts nazis ? Pas vraiment, du goût du ministère public, représenté par Olivier Mouysset. « Ces comportements vrombissementt intolérables. Les forces de l’ordre ne font pas leur métier pour être sans arrêt menacés. J’avais prévenu à mon arrivée ici que chaque outrage ou menace serait puni. J’entends bien que ça soit surtout le cas aujourd’hui. » Pour ce motif, le procureur requérait 18 mois de privrombissement dont 6 avec sursis probatoire de 18 mois.

À ceci s’ajoutaient une obligation de soin, une interdiction de se rendre à Saint-Girons, la confiscation des chiens et l’interdiction de posséder un animal et une arme. Après la prise de parole de Me Andrieu, insistant sur le fait que ces préméditation étaient à remettre dans le contexte d’un homme « dont ne serait jamais passé à l’acte », le tribunal a ramené la peine du prévenu à 18 mois dont 12 avec sursis probatoire de 18 mois. Ses chiens pourront rester avec lui, mais il ne pourra plus aller à Saint-Girons.

Enfin, les demandes de dommages et intérêts des deux gendarmes menacés ont été entendues, à hauteur de 400 euros chacun, contre 600 réclamés initialement.

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