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Comment fonctionne le système d’alerte sanitaire en France ?

Lorsqu’un affichage en supermarché ou une annonce à la radio demande de rapporter des produits alimentaires ou de ne pas les consommer, cela signifie qu’une alerte sanitaire a été déclarée. Mais qu’est-ce qu’une alerte sanitaire ? Qui la déclenche ? Comment la détecte-t-on ? Ou encore qui sont les acteurs qui interviennent dans le processus ? Autant de questions que tout consommateur averti peut se poser et dont voici les réponses :

Alertes sanitaires : ce qu’il faut retenir

Une alerte alimentaire correspond à deux types de situation : la mise en évidence d’une anomalie sur un produit, c’est-à-dire une non-conformité (germes, contaminants chimiques, anomalie visuelle, odeur anormale…) et l’apparition de malades.

Les objectifs d’une alerte :

  • faire cesser l’exposition du produit au consommateur (retirer le produit des rayons des magasins concernés) ;
  • éviter la contamination d’autres produits (au sein de l’entreprise concernée) ;
  • informer le consommateur qui a déjà acheté le produit.

Les 3 acteurs qui interviennent :

  • les professionnels responsables de la qualité du produit ;
  • les services de contrôle (les directions de la protection des populations – DDPP (directions départementales de la protection des populations) ou DDCSPP (Direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations) ;
  • le consommateur responsable (respect des bonnes pratiques d’hygiène, respect des DLC, etc.).

La Mission des urgences sanitaires (MUS) joue un rôle de chef d’orchestre national : la MUS coordonne les alertes sanitaires au niveau national en recevant des informations sur les non-conformités des produits et des signalements sur les cas humains.

Le système d’alertes sanitaires est efficace : des épisodes d’épidémie en France ont prouvé l’efficacité du système français.

La gestion des alertes alimentaires

La Direction générale de l’alimentation (DGAL) est chargée de la gestion des alertes, urgences et crises sanitaires, notamment dans le domaine alimentaire relevant de la compétence du ministère en charge de l’Agriculture.

Les compétences sont effet réparties entre la DGAL et la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes) :

  • la DGAL et la DGCCRF réalisent les enquêtes de traçabilité respectivement sur les produits d’origine animale (viande, produits laitiers) et sur les produits d’origine végétale (crudités, salade et produits végétaux transformés comme les pizzas ou les chocolats), les enquêtes de traçabilité auprès des distributeurs et les analyses des achats à partir des numéros de cartes de fidélité transmises par les familles ;
  • la DGAL et la DGCCRF sont amenées à réaliser des inspections dans les entreprises concernées et des prélèvements d’échantillons de produits finis ou de matières premières, ainsi qu’à procéder aux prélèvements des produits mis à disposition par les familles des cas ;
  • la DGAL et la DGCCRF sont également en charge de contrôler l’effectivité des retraits/rappels de produits lorsque de telles mesures sont décidées.

Les alertes ont pour origine les contrôles effectués par les autorités sanitaires, les autocontrôles effectués par les professionnels, les examens réalisés par les vétérinaires (dans le domaine santé animale), les plaintes de consommateurs, etc.

D’autres situations d’alerte sont provoquées par l’apparition de malades pour lesquels une origine alimentaire (toxi-infections alimentaires) ou le contact avec des animaux sont suspectés.

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