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Réunion informelle des ministres en charge de l’agriculture, du 7 au 8 février 2022 à Strasbourg

Consolider des modèles agricoles et forestiers en faveur du climat : l’agriculture bas carbone

La réunion informelle des ministres de l’agriculture des États membres de l’Union européenne qui aura lieu du 7 au 8 février permettra de mener une réflexion commune sur de nouveaux développements dans leur domaine de compétence, avec le Commissaire européen à l’Agriculture, le Président de la Commission agriculture du Parlement et les représentants d’associations européennes.

L’Union européenne (UE) s’est dotée d’un objectif ambitieux : atteindre la neutralité climatique d’ici 2050 et répondre ainsi aux objectifs de l’Accord de Paris. Cette neutralité carbone se définit comme la capacité à séquestrer autant de carbone que nous en émettons, en considérant l’ensemble des gaz à effet de serre (GES) responsables du changement climatique. Elle sera permise par deux leviers : d’une part, la réduction des émissions de GES, d’autre part, l’augmentation des puits permettant la séquestration du carbone pour compenser les émissions incompressibles. C’est dans ce cadre que la Commission européenne a publié, en juillet 2021, la proposition législative « ajustement à l’objectif 55 » qui rehausse le niveau d’ambition de l’UE avec l’objectif de réduire, d’ici à 2030, les émissions nettes d’au moins 55% par rapport à 1990.

Le rôle particulier du secteur agricole et forestier face au défi climatique

Cette proposition législative assigne aux secteurs agricoles et forestiers des objectifs ambitieux en matière de réduction de leurs émissions, tout en reconnaissant leur place singulière, unique pour les activités terrestres, du fait de la capacité des sols et de la biomasse à stocker le carbone.

Ce sujet capital du rôle de l’agriculture et de la forêt dans l’atténuation du changement climatique a déjà fait l’objet de travaux au niveau européen, au sein du Conseil comme de la Commission européenne. Dans sa récente communication du 15 décembre 2021 relative aux cycles du carbone durable, celle-ci apporte des éléments concrets pour avancer sur le sujet. Elle propose le développement d’un nouveau modèle économique vert autour de l’agriculture bas-carbone qui se traduit notamment par la mise en place d’un cadre de certification centré sur la séquestration du carbone.

Vers des systèmes agricoles porteurs de solution

L’urgence climatique impose en effet aujourd’hui de consolider les modèles agricoles en faveur du climat. Le concept d’agriculture bas-carbone, issu des expériences déjà mises en place, vise ainsi à réduire les émissions de GES et augmenter le stockage du carbone dans les sols via des pratiques agricoles adaptées (gestion du bétail et des effluents, gestion des terres cultivées, [notamment de la fertilisation azotée], implantation de haies, préservation des prairies permanentes et des zones humides etc.).

Cette transition des systèmes agricoles nécessite d’être accompagnée, au-delà des financements publics par le développement de financements privés notamment dans le cadre de la compensation carbone volontaire qui permet à des acheteurs de crédits carbone de contribuer au financement de la transition bas carbone des secteurs agricole et forestier.

En tant que président de la formation agriculture du Conseil de l’UE, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, a choisi de consacrer à cette thématique d’avenir, la réunion informelle des ministres qui se tiendra le 8 février à Strasbourg. Le commissaire européen à l’agriculture Janusz Wojciechowski, le président de la commission agriculture du Parlement européen Norbert Lins et les représentants des associations européennes concernées partageront également avec le Conseil leurs réflexions sur cette thématique de l’agriculture bas carbone.

L’objectif de cette réunion consiste à avancer collectivement sur ces questions afin que le futur cadre européen réponde aux défis qui se posent aux secteurs agricole et forestier pour participer pleinement à l’atténuation du changement climatique. Cette réunion sera l’occasion pour les Etats membres d’échanger leurs expériences et notamment pour le ministre Julien Denormandie de présenter les initiatives concrètes déjà en place en France, comme le label bas carbone qui permet aux agriculteurs de s’engager dans une baisse des émissions de leurs exploitations sur 5 ans contre une rémunération par le marché.

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